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L'état des lieux en 2008

4. Recueil des indicateurs clés

4.3 Les indicateurs du talent au Canada

Les gens jouent un rôle crucial dans le système d'innovation d'un pays, car ce sont eux les créateurs et les utilisateurs des nouveaux savoirs. Le processus d'innovation est de plus en plus complexe, les intervenants étant de plus en plus nombreux et la nécessité de collaborer, de plus en plus grande. La gamme des capacités et des compétences requises est de plus en plus vaste, d'où la nécessité de formations plus poussées et d'une expérience plus étendue. Une économie innovatrice emploie des personnes qui :

  • ont les compétences nécessaires pour mener des recherches de pointe;
  • ont la capacité de résoudre des problèmes complexes;
  • sont prêtes à se perfectionner et à acquérir de nouvelles compétences pendant toute leur carrière;
  • savent trouver une utilisation concrète à la nouvelle technologie;
  • ont le sens des responsabilités et l'esprit d'entreprise;
  • font connaître aux marchés les nouveaux produits, procédés et services;
  • sont capables de collaborer au niveau international.

En plus d'être des demandeurs de nouveaux produits, les consommateurs sont aussi des innovateurs. Internet est une plate-forme idéale pour les utilisateurs qui veulent faire connaître leurs compétences, leur expérience et leurs connaissances aux autres internautes et à des entreprises innovatrices.

La population active du Canada est l'une des mieux instruites du monde, ce qui nous donne un avantage concurrentiel que nous pouvons exploiter. La baisse du taux de natalité et le vieillissement de la population vont se traduire par une contraction de la population active. Il faut donc avant tout chercher à maintenir et à accroître le nombre de travailleurs très qualifiés. Les travailleurs qui améliorent leurs compétences, les nouveaux diplômés et les immigrants qui apportent avec eux une expertise et des compétences internationales contribueront tous à la constitution de notre réservoir de talents.

Les Canadiens de 15 ans en sciences, en mathématiques et en lecture

Le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) est une initiative qui regroupe plusieurs pays de l'OCDE. En tout, 57 pays ont participé au suivi de 2006. Le PISA évalue la capacité des élèves de 15 ans d'utiliser leurs connaissances et leurs compétences dans les principales disciplines et d'analyser, de raisonner et de communiquer efficacement lorsqu'ils doivent examiner, interpréter et résoudre des problèmes. Le PISA est organisé une fois tous les trois ans, chaque édition étant axée principalement sur l'une des trois disciplines suivantes : la lecture, les mathématiques et les sciences. En 2006, les sciences étaient au premier plan, même si on a également évalué les compétences en lecture et en mathématiques. Plus précisément, on a évalué la capacité des élèves à comprendre des questions scientifiques, à se servir des éléments dont ils disposent, à tirer des conclusions scientifiques et à communiquer ces conclusions.

Les résultats du PISA présentés à la figure 19 montrent que les jeunes Canadiens de 15 ans ont obtenu de bonnes notes en sciences par rapport aux élèves des autres pays, puisqu'ils se classent au troisième rang, derrière la Finlande et la Chine-Hong Kong. En mathématiques, les élèves canadiens ont également eu de bons résultats, mais ils sont arrivés derrière le Taipei chinois, la Finlande, la Chine-Hong Kong, la Corée, les Pays-Bas et la Suisse. En lecture, les élèves canadiens ont conservé la quatrième place qu'ils avaient obtenue au PISA de 2003 – ils étaient devancés par la Finlande, Hong Kong et la Corée90. Dans les PISA antérieurs, les élèves canadiens avaient terminé à la deuxième place dans cette discipline.

Figure 19 : PISA : Notes moyennes estimées et intervalles de confiance de certains pays, sciences, échelle globale, tous les élèves, 2006

Éducation permanente et connaissances et compétences des adultes

La technologie évolue souvent plus vite que les programmes scolaires. Il est donc essentiel que, tout en investissant dans de nouveaux équipements, les employeurs apprennent à leurs employés à se servir des nouvelles technologies. Selon le Conference Board du Canada, le Canada continue d'afficher des résultats relativement médiocres en ce qui concerne la formation en milieu de travail, car il investit beaucoup moins dans ce domaine que les États-Unis et bon nombre de pays européens. Qui plus est, notre investissement réel par habitant est en recul. En 1996, l'investissement par employé s'élevait à 842 dollars, alors qu'il n'était plus que de 699 dollars en 200691.

Le même rapport indique aussi que les travailleurs qui ont un niveau d'études supérieur participent généralement davantage aux activités de formation organisées par l'employeur que les travailleurs qui n'ont pas terminé leurs études secondaires. On peut en déduire que la formation dispensée en milieu de travail au Canada a tendance à amplifier les écarts de compétences plutôt qu'à les resserrer. Étant donné que les compétences s'atrophient avec les années, l'absence d'un véritable programme de renforcement des compétences risque d'aggraver le problème persistant de l'analphabétisme chez les adultes92.

Le Programme Synapse, des Instituts de recherche en santé du Canada, se veut une source d'inspiration pour la prochaine génération de chercheurs dans le domaine de la santé

La mentor Lisa Turchet aide des étudiants à extraire de l'ADN lors d'un atelier Synapse des IRSC à Iqualuit, au Nunavut La mentor Lisa Turchet aide des étudiants à extraire de l'ADN lors d'un atelier Synapse des IRSC à Iqualuit, au Nunavut

Avec le programme Synapse, les Instituts de recherche en santé du Canada veulent jeter un pont entre les chercheurs dans le domaine de la santé et les jeunes Canadiens. Entre juillet 2007 et juin 2008, les mentors bénévoles de Synapse ont passé plus de 13 000 heures à essayer d'encourager 55 000 étudiants Canadiens à s'intéresser à la recherche en sciences et en santé.

Les mentors de Synapse reçoivent une formation sur la façon de se mettre en contact avec les jeunes et de communiquer leur passion pour la recherche à des élèves du secondaire. Ce mentorat peut se faire dans le cadre de camps d'été en sciences, de connections virtuelles, de foires scientifiques et de programmes de mentorat en laboratoire.

 « Je suis ravi de savoir que les élèves ont apprécié de m'entendre parler d'un métier qui est devenu ma passion, et qu'ils ont eu beaucoup de plaisir à extraire de leurs propres mains l'ADN d'une banane , a déclaré Kusala M. Jayasuriya, étudiant de troisième cycle en neurosciences au Hotchkiss Brain Institute Research Centre qui étudie les techniques moléculaires et génétiques. Tout le monde est gagnant. Le mentor apprend aux côtés de l'étudiant, et l'étudiant apprend aux côtés du mentor. J'espère que je réussirai à susciter au moins une vocation dans un des domaines les plus stimulants de la recherche en santé. »

« Le programme de mentorat Synapse m'a donné tout ce que j'en attendais, et même plus , a déclaré Samanta Krishnapillai, élève de 11e année au Middlefield Collegiate Institute à Markham, en Ontario. J'ai également eu l'occasion de discuter avec d'autres personnes qui travaillaient avec mon mentor, et leur expérience m'a beaucoup intéressée. »


L'Enquête internationale sur l'alphabétisation et les compétences des adultes évalue les connaissances et les compétences des Canadiens âgés de 16 à 65 ans relativement à la compréhension de textes suivis, au calcul et à la résolution de problèmes. En 2003, plus de 23 000 Canadiens ont ainsi été évalués. L'enquête a révélé peu d'amélioration du taux d'alphabétisation global des adultes canadiens depuis la dernière évaluation de 1994. Dans ce groupe, deux adultes sur cinq ont obtenu des scores inférieurs au seuil souhaité en ce qui concerne les compétences qu'exige une société du savoir93.

Part de la population ayant une éducation tertiaire

Un pays qui veut être capable d'intégrer dans son économie les innovations susceptibles d'améliorer sa productivité doit avoir accès à une main-d'œuvre qualifiée. Selon un rapport indépendant préparé pour le gouvernement britannique en 2006, des compétences plus pointues sont le fer de lance de l'innovation, facilitent les investissements et augmentent la qualité du leadership et de la gestion. Pour pouvoir intégrer efficacement les innovations, les entreprises doivent pouvoir faire appel à une main-d'œuvre flexible et qualifiée94. De la même façon que les universités forment les futurs travailleurs du savoir qui sont indispensables à l'innovation, les collèges forment des travailleurs qui ont les compétences et les connaissances nécessaires pour s'adapter facilement à l'évolution rapide de la conjoncture économique, pour appliquer en milieu de travail les technologies les plus récentes et pour encourager quotidiennement l'innovation ascendante, qui est le moteur de la productivité.

Dans une population donnée, le pourcentage de travailleurs ayant une éducation tertiaire95 est considéré comme un indicateur des ressources du pays en compétences de pointe. Presque tous les pays de l'OCDE ont enregistré une amélioration du niveau d'instruction de leur population au cours des deux dernières décennies. Pour ce qui est du taux d'accès à l'enseignement tertiaire, le Canada, pour sa part, a affiché le taux d'augmentation le plus élevé, après celui de la Corée.

La figure 20 montre que, parmi des pays comparables, le Canada occupe la première place pour ce qui est de l'accès à l'éducation tertiaire. En 2006, 47 % de la population canadienne en âge de travailler96 avait acquis une éducation tertiaire, alors que 10 ans plus tôt, ce pourcentage n'était que de 39 %. La moitié du pourcentage canadien correspond à une éducation tertiaire acquise dans des collèges, le ratio collèges/universités étant relativement stable depuis 1999. Dans les autres principaux pays de l'OCDE, la part des collèges est beaucoup plus faible. Si l'on ne tient compte que de l'éducation tertiaire acquise à l'université97, le Canada se retrouve à la sixième place, derrière les États-Unis, la Norvège, les Pays-Bas, le Danemark et l'Islande.

Figure 20 : Pourcentage de la population ayant une éducation tertiaire, 10 pays de l'OCDE en tête de classement (2006)

La définition des collèges et des universités varie d'un pays à l'autre. Au Canada, l'enseignement dispensé en collège comprend des programmes professionnels et techniques.

Entre 1998 et 2005, le nombre de diplômés des programmes de baccalauréat et de maîtrise a augmenté 98, 99, alors que le nombre de doctorats décernés est resté relativement stable. Pour ce qui est de la ventilation par discipline, des augmentations consécutives sont enregistrées en commerce, en gestion et en administration publique, ces trois disciplines représentant 21 % de tous les diplômés au Canada. Le droit et les sciences sociales et comportementales représentent 20 % des diplômés, et les humanités, 11 %100.

Le groupe de recherche appliquée en géomatique du collège communautaire de la Nouvelle-Écosse lance une collaboration avec des entreprises locales

Le groupe de recherche appliquée en géomatique (Applied Geomatics Research Group, ou AGRG) du Nova Scotia Community College (NSCC) a été choisi dans le cadre du Programme d'innovation dans les collèges et la communauté (ICC) du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada. Une somme de 48 millions de dollars a été prévue dans le budget 2007 pour accroître l'innovation en stimulant la capacité des collèges canadiens à travailler avec des entreprises locales, surtout avec de petites et moyennes entreprises. L'AGRG intègre la géomatique et des technologies environnementales à l'évaluation, à la surveillance et à la restauration du paysage. Le groupe travaille avec des municipalités et l'organisme de développement régional, pour établir un centre d'incubation des entreprises sur son campus de la vallée de l'Annapolis. Cinq nouvelles entreprises ont utilisé son système d'incubation des entreprises depuis 2007.

Il semble toutefois qu'un diplôme de l'éducation tertiaire ne se traduise pas vraiment au Canada par un salaire plus élevé et que l'avantage salarial soit plus faible que dans d'autres pays. Le Canada se place au huitième rang à partir du bas des pays de l'OCDE pour ce qui est de l'avantage salarial qu'un diplômé de l'éducation tertiaire a sur un diplômé de l'enseignement secondaire101.

Cette faible différence salariale et le pourcentage relativement élevé des diplômés de collèges tiennent peut-être au fait que l'OCDE a inclus les programmes professionnels courts dans les statistiques sur l'enseignement postsecondaire au Canada. L'OCDE examine actuellement la façon dont les autres pays membres utilisent cet indicateur102.

Nombre de diplômes en sciences et en génie

La croissance à long terme du système d'innovation du Canada exige une croissance constante du nombre de travailleurs possédant des compétences en sciences et en génie. Au cours des 15 dernières années, la grande majorité des pays de l'OCDE ont enregistré une forte augmentation du nombre d'étudiants dans les disciplines scientifiques et technologiques103 mais, parallèlement, le pourcentage d'étudiants en S-T par rapport au nombre total de nouveaux diplômes décernés n'a cessé de diminuer.

En 2005, 20 % des nouveaux diplômes décernés étaient des diplômes en sciences ou en génie, ce qui place le Canada au 21e rang des pays de l'OCDE (voir la figure 21). Ce pourcentage est resté relativement stable depuis 1998. Malgré ce classement décevant, le Canada obtient de meilleurs résultats que son principal partenaire commercial, les États-Unis, chez qui ce pourcentage est d'environ 16 %.

Figure 21 : Pourcentage de diplômes en sciences et en génie par rapport à tous les nouveaux diplômes décernés, certains pays de l'OCDE (2005)

Afin de répondre à la demande internationale croissante en compétences scientifiques, un groupe de travail de l'OCDE a examiné la question de la désaffection des jeunes pour les études scientifiques et technologiques104. Ce groupe a constaté que les choix des étudiants sont principalement déterminés par l'image qu'ils se font des professions en S-T, par les contenus des programmes d'études et par la qualité de l'enseignement. Des connaissances précises sur les professions en S-T et les perspectives de carrière sont des éléments clés de l'orientation des étudiants, mais ces derniers sont généralement très mal informés.

L'industrie florissante des jeux vidéo bénéficie de la collaboration université-secteur privé

En 2005, l'Université de Sherbrooke, le cégep de Matane et la société internationale de jeux vidéo Ubisoft ont annoncé la création d'un campus Ubisoft à Montréal. Cet établissement offre des cours menant à des diplômes reconnus dans des domaines liés à la conception des jeux vidéo et enseigne aux étudiants toute la gamme des compétences nécessaires (y compris la conception de jeux, la modélisation et l'animation en 3D) pour exploiter une entreprise à Montréal, où ce secteur est en plein essor, de même qu'ailleurs dans le monde. Ce nouveau type de collaboration université-secteur privé est un exemple parmi d'autres de collaboration entre une université et une entreprise privée qui permet de donner à des étudiants des compétences très recherchées sur le marché.

Nombre de diplômes en commerce

Dans un système d'innovation efficace, une bonne gestion peut être un moteur important de la demande. L'Institute for Competitiveness & Prosperity a examiné l'importance de la question et les compétences que cela sous-entend, et il a constaté que, même si les diplômés en sciences et en génie sont majoritaires parmi les fondateurs des entreprises de haute technologie qui marchent bien, la proportion de ces diplômés diminue au fur et à mesure que ces entreprises se développent. En effet, avec la maturité, ces entreprises ont souvent besoin d'autres types de compétences pour pouvoir se développer davantage. Il semble que ce phénomène soit encore plus marqué aux États-Unis, où un plus grand nombre de travailleurs issus de professions autres que technologiques passent à des postes de gestion. Selon certaines études, les entreprises innovatrices canadiennes ont du mal à trouver les compétences en gestion dont elles ont besoin pour se développer.

Le Canada décerne beaucoup moins de diplômes en commerce (1er et 2e cycles) que les États-Unis (voir la figure 22). De façon générale, les gestionnaires canadiens ont fait des études moins poussées que leurs homologues américains, et les PDG de nos plus grandes entreprises sont relativement moins nombreux à avoir un diplôme de deuxième cycle105.

Figure 22 : Nombre de diplômes en commerce (baccalauréat, maîtrise et doctorat) par millier d'habitants (2003-2004)

Le Financial Times fait chaque année une évaluation mondiale de toutes les écoles qui délivrent des maîtrises en administration des affaires (MBA). Selon son évaluation de 2008, six écoles canadiennes se classent parmi les 100 meilleures, soit une augmentation de quatre par rapport à 2000. En revanche, même si un plus grand nombre d'écoles canadiennes font partie des 100 meilleures, leur classement a continué de se détériorer depuis 2004 (voir la figure 23).

Figure 23 : Classement mondial des meilleures écoles canadiennes de MBA, 2004, 2007 et 2008

Gestionnaires ayant une expérience professionnelle internationale

Des études montrent qu'une expérience professionnelle à l'étranger améliore considérablement l'aptitude d'un PDG à diriger des opérations internationales. Selon une enquête menée auprès des PDG des 700 plus grandes entreprises américaines, le nombre de PDG ayant une expérience internationale a augmenté de 9 % entre 2003 et 2004, pour atteindre un total de 30 %106.

Une étude récente préparée pour Russell Reynolds Associates107 examine dans quelle mesure la mondialisation de l'économie canadienne influe sur les compétences recherchées chez les PDG, sur la planification de la relève et sur le perfectionnement professionnel des cadres supérieurs des plus grandes entreprises canadiennes. Les auteurs constatent que les grandes entreprises du Canada se sont nettement mondialisées au cours des 20 dernières années. Le pourcentage de PDG canadiens ayant une expérience professionnelle internationale est passé de 25 % en 1987 à 37 % en 2007, mais le rythme d'augmentation a ralenti depuis108.

Nombre de doctorats

Le nombre croissant d'étudiants au doctorat dans le monde entier montre bien l'importance d'une formation à ce niveau dans une économie mondiale du savoir. De 1996 à 2006, le nombre de Canadiens en âge de travailler (25 à 64 ans) et détenant un doctorat est passé de 90 945 à 142 180109. Malgré cette augmentation, dont une grande partie est due à l'immigration, le Canada ne se classe qu'au 20e rang des pays de l'OCDE en ce qui concerne le nombre de nouveaux docteurs par million d'habitants, comme l'indique la figure 24.

Le faible nombre de détenteurs de doctorat au Canada est peut-être dû au fait que les employeurs recherchent moins ces compétences qu'aux États-Unis. En 2000, le pourcentage de travailleurs à plein temps détenant un doctorat était moins élevé au Canada qu'aux États-Unis (0,8 % contre 1,1 %). Entre 2001 et 2006, le nombre d'adultes âgés de 25 à 64 ans détenant un doctorat a augmenté de 30 % au Canada110.

Figure 24 : Nombre de détenteurs de doctorat par million d'habitants, 20 pays de l'OCDE en tête de classement

Stages et formation en alternance travail-études

Il est important, nous l'avons vu, d'élargir le bassin de travailleurs qualifiés au Canada, mais il est tout aussi important de leur offrir la possibilité d'acquérir des compétences et de les mettre en pratique. Comme l'indique l'Association des universités et collèges du Canada, les stages et la formation en alternance travail-études, « en offrant des débouchés supplémentaires aux diplômés, fournissent au marché du travail les compétences et les qualifications essentielles dont il a besoin, et améliorent la capacité du secteur privé de mettre à profit les résultats des recherches universitaires »111.

Il n'existe guère de données validées sur le sujet, mais des universités et des entreprises ont commencé à en recueillir. Selon l'Association canadienne de l'enseignement coopératif, il y avait 80 000 étudiants en stage au Canada en 2006, alors que ce chiffre n'était que de 53 000 il y a 10 ans. Parmi ces 80 000 étudiants, près de 74 % se trouvaient en Ontario (58 %) ou en Colombie-Britannique (16  %)112. Bon nombre de ces stages étaient en entreprise.

Pourcentage de chercheurs dans la population active

C'est dans les pays où le secteur de la haute technologique est florissant, comme la Finlande, le Japon et la Suède, qu'on enregistre les pourcentages de chercheurs les plus élevés. Comme le montre la figure 25, le Canada se situe en milieu de peloton pour ce qui est du nombre total de chercheurs par millier de travailleurs. Comme c'est le cas dans la plupart des autres pays de l'OCDE, la majorité des chercheurs au Canada sont employés par le secteur privé, puis dans l'enseignement supérieur. En 2005, le secteur privé employait 64 % des chercheurs au Canada. Ce pourcentage est en progression depuis 1996, étant donné que les travailleurs très qualifiés font de plus en plus partie intégrante du processus d'innovation des entreprises113.

Figure 25 : Nombre total de chercheurs par millier de travailleurs dans certains pays de l'OCDE (2004)

Prix prestigieux de renommée internationale

Un autre indicateur important de la performance du Canada en matière de sciences, de technologie et d'innovation est le nombre de prix prestigieux de renommée internationale qu'il reçoit et qu'il décerne114. Dans les années 1960, les Canadiens recevaient 20,3 % des prix, mais ce chiffre a chuté à 11 % dans les années 1980, avant de remonter à 20 %, où il se maintient depuis 2001115. C'est dans les domaines de l'environnement (deuxième rang mondial, derrière les États-Unis), de la médecine et de la technologie (troisième rang mondial, derrière les États-Unis et le Royaume-Uni), que le Canada s'est le plus souvent illustré.

En revanche, pour ce qui est des grands prix scientifiques, le Canada obtient un moins bon classement (12e rang mondial, à égalité avec Israël). Entre 1941 et 2008, le Canada a reçu 19 prix scientifiques, ce qui est nettement inférieur au score d'autres pays, comme les États-Unis (1 403), le Royaume-Uni (222), la France (91), l'Allemagne (75) et l'Australie (42). Le Canada a reçu pour la dernière fois un prix Nobel en sciences en 1994, lorsque Bertram Brockhouse a obtenu le prix Nobel de physique pour l'invention de la spectroscopie neutronique. En 2008, Anthony Pawson, professeur de médecine génétique et de microbiologie à l'Université de Toronto, a reçu le prix Kyoto dans la catégorie « science fondamentale » pour ses découvertes en transduction du signal, c'est-à-dire sur la façon dont les cellules utilisent les signaux chimiques pour réguler leurs comportements réciproques.

Enfin, comparées à leurs homologues des autres pays, surtout des États-Unis, les entreprises canadiennes ne parrainent que très peu de prix de renommée internationale116. Le Canada ne décerne que deux grands prix de renommée mondiale117 en sciences et dans l'innovation : le Prix international Canada Gairdner, en recherche médicale, qui est ouvert aux candidats de l'étranger, et le Manning Innovation Award, qui est réservé aux résidents du Canada. Le Prix international Canada Gairdner est reconnu comme étant l'un des prix internationaux les plus prestigieux dans les sciences biomédicales. Depuis 1982, le Manning Innovation Award est décerné à des scientifiques qui inventent et commercialisent de nouveaux concepts, procédés ou procédures au Canada118. L'International Congress of Distinguished Awards souligne que, dans le monde entier (surtout aux États-Unis, au Japon, aux Pays-Bas, en Suède et en Suisse), les entreprises nationales et internationales estiment que, vu leur rôle sur la scène internationale, il leur incombe de parrainer des prix qui portent leur nom et leur logo119.

Médecine régénérative

La médecine régénérative est une science nouvelle dont le but est de « réparer, remplacer ou régénérer » des tissus ou des organes endommagés en les stimulant afin que des lésions autrefois irrémédiables puissent guérir d'elles-mêmes. On espère que cette médecine permettra de trouver un traitement pour des maladies jusque-là chroniques, comme la maladie d'Alzheimer, le diabète, les maladies cardiaques, l'insuffisance rénale, l'ostéoporose et les lésions de la moelle épinière.

Depuis les années 1960, les chercheurs canadiens sont à l'avant-garde de la médecine régénérative. James Edgar Till et Ernest Armstrong McCulloch ont été les premiers à identifier le précurseur hématopoïétique. Aujourd'hui, plusieurs grands chercheurs qui se penchent sur les cellules souches travaillent au Canada. Mentionnons entre autres Freda Miller, qui a découvert les cellules souches de l'épiderme, Derek van der Kooy, qui a découvert les cellules souches de la rétine, et Sam Weiss, qui a découvert les cellules souches du cerveau. À ces grands spécialistes de la recherche sur les cellules souches s'ajoute le nom de Michael Sefton, dans le domaine du génie tissulaire et des biomatériaux, qui a reçu le prix Killam en 2008 pour ses travaux sur le génie tissulaire.

Attirer des compétences étrangères

Jusqu'à présent, le Canada a toujours réussi à attirer les travailleurs dont il avait besoin grâce à l'immigration, mais cette situation est en train de changer, car les immigrants qualifiés et les étudiants étrangers de très haut niveau sont activement recherchés par beaucoup d'autres pays, y compris par des pays qui n'étaient pas considérés jusque-là comme des concurrents du Canada. En effet, plusieurs pays ont simplifié leur politique d'immigration et offrent dorénavant divers incitatifs afin d'attirer et de garder des étudiants étrangers.

Samuel Weiss, PhD, professeur de biologie cellulaire, d'anatomie, de pharmacologie et de thérapeutique, Université de Calgary, Alberta

Dr. Samuel Weiss Photo : Trudee Lee Photography

Il faut réussir à intéresser les étudiants et à les encourager à envisager des études et une carrière dans des domaines scientifiques si l'on veut développer le bassin de travailleurs du savoir au Canada.

M. Samuel Weiss, lauréat du Prix international Gairdner pour sa découverte de cellules souches neuronales chez les mammifères adultes et son importance pour la reproduction des cellules nerveuses, se souvient que c'est un cours de neurochimie, qu'il avait pris dans le cadre de son baccalauréat en biochimie, qui a orienté sa carrière.

« Le cours était donné par deux géants, Leonhard Wolfe, qui nous a expliqué comment les prostaglandines régulent le système nerveux central, et Theodore Sourkes, qui a contribué aux recherches démontrant qu'une carence en dopamine est une cause importante de la maladie de Parkinson, précise M. Weiss. Ce cours m'a littéralement emballé, surtout ce que ces deux professeurs m'ont enseigné. Depuis, j'ai toujours eu soif d'apprendre tout ce qui se rapporte à la biochimie et au système nerveux. »


Effectifs d'étudiants étrangers

La figure 26 indique qu'en ce qui concerne les effectifs d'étudiants étrangers, la part du Canada dans le monde est demeurée sensiblement la même (5 % en 2000; 5,1 % en 2006). D'autres pays affichent des pourcentages beaucoup plus élevés, comme les États-Unis (20 %) et le Royaume-Uni (11,3 %). Quant à l'Australie, sa part est passée de 5,6 % en 2000 à 6,3 % en 2006120.

La position relativement faible du Canada est en partie attribuable à des efforts de promotion modestes, surtout quand on les compare aux campagnes dynamiques et stratégiques qu'organisent les États-Unis121, le Royaume-Uni et l'Australie, qui sont aujourd'hui les principales destinations.

Figure 26 : Effectifs d'étudiants étrangers, parts de marché des pays en 2000 et en 2006

La figure 27 indique le pays d'origine des étudiants se trouvant au Canada avec un visa. L'Observatoire sur l'enseignement supérieur sans frontières constate que les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Australie ont pour stratégie de cibler des étudiants dans des pays porteurs, comme la Chine et l'Inde. Ces trois pays ont pris des mesures pour faciliter l'intégration des étudiants étrangers, en assouplissant notamment les conditions et les formalités d'immigration122.

Figure 27 : Pays d'origine des étudiants détenant un visa au Canada

Le gouvernement du Canada a pris récemment des mesures positives qui permettent aux universités d'attirer et de garder des étudiants étrangers diplômés et des chercheurs, en apportant notamment des changements au Programme de travail postdiplôme. Ce programme permet dorénavant aux étudiants étrangers diplômés d'un programme postsecondaire admissible d'acquérir au Canada une expérience professionnelle précieuse. Les changements apportés au programme prévoient la prolongation du permis de travail jusqu'à trois ans (dans certains cas), la possibilité pour les nouveaux diplômés de travailler dans n'importe quel domaine et la suppression de l'obligation d'avoir une offre d'emploi. On a également créé une nouvelle catégorie d'immigration, qui facilite la transition vers le statut de résident permanent des travailleurs et étudiants étrangers qualifiés qui ont déjà fait la preuve de leur employabilité au Canada. La « catégorie de l'expérience canadienne » devrait permettre d'accorder le statut de résident permanent à 7 500 immigrants économiques en 2009, chiffre qui devrait passer à 25000 par an dans quelques années123.

Le Canada a augmenté sa part d'étudiants étrangers au cours des années, mais, selon le Bureau canadien de l'éducation internationale (BCEI)124, un tiers seulement des étudiants étrangers qui obtiennent un diplôme universitaire canadien essaient de rester au Canada. Bon nombre d'entre eux y renoncent à cause de politiques et de pratiques incohérentes qui prêtent à confusion. Bien des employeurs ne savent pas qu'ils sont autorisés à recruter des étudiants et des diplômés étrangers et, d'après le BCEI, certains de ceux qui l'ont fait estiment que les nouveaux règlements à la frontière américaine empêchent parfois leurs employés d'aller en mission pour eux aux États-Unis125. Le Canada n'optimise pas l'énorme potentiel que représentent les étudiants étrangers.

En 2008, le gouvernement du Canada a mis sur pied le programme des Chaires d'excellence en recherche du Canada (CERC) afin d'aider les universités canadiennes à attirer et à garder les meilleurs chercheurs du monde. Ce programme accordera aux 20 titulaires de chaires et à leur équipe de recherche jusqu'à 10 millions de dollars sur sept ans pour leur permettre de mettre sur pied des programmes de recherche ambitieux dans des universités canadiennes. Le programme de Bourses d'études supérieures du Canada Vanier accorde à 500 étudiants de doctorat canadiens et étrangers des bourses allant jusqu'à 50 000 dollars par an. Le programme des Chaires de recherche du Canada, dans lequel le gouvernement investit environ 300 millions de dollars par an, permet également d'attirer dans les universités canadiennes des chercheurs canadiens et étrangers de haut calibre. En juin 2007, on dénombrait 1 837 chaires de recherche du Canada en activité : 584 des titulaires avaient été recrutés à l'étranger et, sur ce nombre, 269 étaient des Canadiens expatriés.

En plus d'attirer et de garder des étudiants étrangers, le Canada se doit aussi d'optimiser les compétences des immigrants. La reconnaissance des diplômes étrangers est absolument essentielle pour répondre aux besoins de l'économie du XXIe siècle. Sur les 1,2 million d'immigrants qui sont arrivés au Canada entre 1997 et 2007 avec l'intention d'y travailler, le tiers avait des compétences professionnelles et, sur ce nombre, la moitié a cherché un emploi dans des domaines nécessitant une certaine formation ou des titres de compétences officiels126. Le Canada doit s'assurer que les travailleurs formés à l'étranger peuvent s'intégrer pleinement au marché du travail et à la société canadienne.

En 2008, la Colombie-Britannique a consacré des crédits supplémentaires à l'amélioration de ses programmes de reconnaissance des titres de compétences étrangers. La Saskatchewan a également annoncé la mise en œuvre d'un projet pilote qui permettra de reconnaître les titres de compétences des immigrants étrangers avant leur arrivée au Canada. Le gouvernement du Canada a débloqué récemment un budget de 1,2 million de dollars pour des projets visant à améliorer la reconnaissance au Canada des titres de compétences étrangers127. Ces projets visent à favoriser la diffusion de l'information; à repérer les programmes et services offerts dans les collèges et établissements pour aider les étudiants immigrants à s'intégrer à la population active; à examiner le dossier des médecins formés à l'étranger; et à élaborer des vérifications des compétences pour certaines professions.

Le défi de la performance du Canada en matière d'innovation

Le système des sciences, de la technologie et de l'innovation au Canada : l'état des lieux en 2008 dresse un tableau juste et équilibré des points forts et des faiblesses de notre performance par rapport à toute une série d'indicateurs relatifs aux sciences, à la technologie et à l'innovation. Il ressort de notre premier rapport que, pour presque tous les indicateurs, le Canada est en milieu de peloton, affichant des résultats solides. Nos atouts dans les domaines examinés nous ont permis de grandement améliorer notre productivité, notre niveau de vie et notre qualité de vie. Cependant, le Canada n'est pas le seul pays à s'être aperçu de l'importance des sciences, de la technologie et de l'innovation pour le bien-être économique et social de sa population. D'autres pays, tant développés qu'émergents, investissent et modifient leur politique en matière de sciences, de technologie et d'innovation pour en faire la pièce maîtresse de leur stratégie économique, en particulier pour se sortir plus facilement de la récession mondiale actuelle. Donc, nous obtenons de bons résultats, mais nous devons tendre à l'excellence. L'évolution de la technologie, de la nature de la concurrence mondiale, des flux migratoires et des connaissances nécessaires pour répondre à la demande de nouveaux emplois, tout cela fait que nous devons continuer d'aller de l'avant. Il faudra, pour améliorer notre performance et nos classements internationaux par rapport à ces indicateurs, un effort concerté et coordonné des entreprises, de l'enseignement supérieur, des gouvernements et des institutions sans but lucratif de notre pays. Voilà un défi dont nous devrions nous féliciter. Nous sommes impatients de faire le point sur nos progrès dans le Rapport sur l'état des lieux en 2010.


90 Statistique Canada, À la hauteur : résultats canadiens de l'étude PISA de l'OCDE, La performance des jeunes du Canada en sciences, en lecture et en mathématiques : premiers résultats de 2006 pour les Canadiens de 15 ans, no de cat. 81-590-XIF, 2007.

91 Conference Board du Canada, How Canada Performs: A Report Card on Canada, juin 2007.

92 Conference Board du Canada, How Canada Performs: A Report Card on Canada, juin 2007.

93 Statistique Canada, « Enquête internationale sur l'alphabétisation et les compétences des adultes », Le quotidien, 9 novembre 2005.

94 Prosperity for all in the global economy – world class skills, Leitch Review of Skills, décembre 2006.

95 Selon la définition de l'OCDE, l'éducation tertiaire de type A correspond à l'éducation acquise à l'université, y compris les programmes de recherche avancée, et l'éducation tertiaire de type B correspond à l'éducation acquise dans un collège (OCDE, Regards sur l'éducation, 2008).

96 De 25 à 64 ans, selon la définition.

97 Selon la définition de l'OCDE, l'éducation tertiaire de type A correspond à l'éducation acquise à l'université, y compris les programmes de recherche avancée, et l'éducation tertiaire de type B correspond à l'éducation acquise dans un collège (OCDE, Regards sur l'éducation, 2008).

98 Statistique Canada, tableau CANSIM 477-0014, « Grades, diplômes et certificats universitaires décernés ».

99 Association des collèges et universités du Canada, En plein essor : rapport de 2008 sur la recherche universitaire et la mobilisation du savoir, 2008.

100 Statistique Canada, « Effectifs universitaires », Le quotidien, 7 février 2008.

101 OCDE, Regards sur l'éducation, 2008, Note pays : Canada, septembre 2008.

102 AUCC, Tendances dans le milieu universitaire, Volume 1 : Effectifs, p. 22.

103 OCDE, Forum mondial de la science, Rapport sur la désaffection des jeunes pour les études scientifiques et technologiques, 4 mai 2006. L'étude porte sur cinq disciplines : les sciences de la vie, les mathématiques et la statistique, les sciences physiques, les sciences informatiques et le génie.

104 OCDE, Forum mondial de la science, Rapport sur la désaffection des jeunes pour les études scientifiques et technologiques, 4 mai 2006.

105 R. Martin et J. Milway, Strengthening management for prosperity, Institute for Competitiveness & Prosperity, mai 2007.

106 J. Martin, « The global CEO: overseas experience is becoming a must on top executives' resumes », BNET, janvier – février 2004.

107 Russell Reynolds Associates, A World of Experience – The Globalization of Canadian Corporate Leadership: 1987-2007 Study, 2008. Cette étude, menée par des chercheurs du King's University College et de la Richard Ivey School of Business de l'Université Western Ontario, porte sur l'expérience internationale des PDG des 100 plus grandes entreprises du Canada, dont le chiffre d'affaires total de plus de 718 milliards de dollars représente environ 55 % du produit intérieur brut du pays. L'échantillon de l'étude se limite aux entreprises ayant leur siège social au Canada, les filiales des entreprises étrangères en étant exclues. Afin de déterminer des tendances, les auteurs examinent l'expérience internationale des PDG en 1987, en 1997 et en 2007.

108 Russell Reynolds Associates, A World of Experience — The Globalization of Canadian Corporate Leadership: 1987–2007 Study , 2008.

109 Communication de l'AUCC fondée sur les chiffres des recensements de Statistique Canada de 1996 et de 2006.

110 Association des collèges et universités du Canada, En plein essor : rapport de 2008 sur la recherche universitaire et la mobilisation du savoir, p. 116.

111 Association des collèges et universités du Canada, En plein essor : rapport de 2008 sur la recherche universitaire et la mobilisation du savoir.

112 Association canadienne de l'enseignement coopératif, base de données nationale sur l'enseignement coopératif.

113 Statistique Canada, Statistique des sciences, édition de mai 2008, n° de cat. 88-001-X, vol. 32, n° 1. Une analyse effectuée par le Conseil des académies canadiennes sur l'innovation dans les entreprises au Canada indique, en s'appuyant sur des données de Principaux indicateurs de la science et de la technologie de l'OCDE de 2007, qu'il existe une forte corrélation entre le nombre de chercheurs en entreprise par millier de travailleurs et le niveau de la R-D en entreprise. Bon nombre des pays qui affichent un niveau élevé pour cet indicateur, comme la Finlande, la Suède, les États-Unis, le Japon, le Danemark et la Corée du Sud, comptent un nombre plus élevé de chercheurs en entreprise par millier de travailleurs que le Canada.

114 Selon la définition du International Congress of Distinguished Awards (ICDA), ces prix s'accompagnent d'une enveloppe de plus de 100 000 dollars américains, ils sont décernés à intervalles réguliers, ils sont l'aboutissement d'un processus de nomination très large et d'un processus d'évaluation et de sélection fondé sur le mérite, avec des membres de jury qualifiés, et ils ont pour objectif de récompenser des réalisations d'importance internationale avant tout; ces prix ont également pour objectif de promouvoir le savoir auprès du public.

115 La liste des prix de renommée mondiale décernés par l'ICDA et accessibles aux Canadiens comprend 171 prix répartis dans tous les domaines, y compris la paix, l'action humanitaire, la littérature, les arts, la culture, etc.

116 En 2007, les entreprises canadiennes ont parrainé des prix d'une valeur totale de 80 182 dollars américains, ce qui plaçait le Canada au 10e rang mondial. À titre de comparaison, la Suède occupait le neuvième rang, avec une valeur totale de 222 219 dollars américains.

117 Conformément aux critères établis par l'ICDA en 1999. Ces prix comptent parmi les plus importants du monde, le lauréat étant considéré comme un « lauréat international prestigieux » et l'établissement d'attache du lauréat, comme le « récipiendaire d'un prix prestigieux ».

118 Parmi les lauréats du Manning Innovation Award qui ont reçu le prix principal de 100 000 $ figure Janusz Pawliszyn (2008) pour son travail sur la micro-extraction en phase solide, technologie efficace, écologique et conviviale utilisée pour la collecte et le prélèvement d'échantillons avant analyse, ainsi que Mike Lazaridis et Gary Mousseau (2002) pour l'invention du BlackBerry.

119 L. E. Tise, International Congress of Distinguished Awards, Awards Canada 2008: An Analysis of the Participation of Canada and Canadians in the World of Awards, préparé pour Industrie Canada, juin 2008, p. 18.

120 OCDE, Regards sur l'éducation, 2008.

121 Le nombre d'étudiants étrangers acceptés par les États-Unis, traditionnellement la destination de choix, a subi le contrecoup du resserrement des conditions d'entrée qui a été décidé après les attentats du 11 septembre 2001.

122 L'Observatoire sur l'enseignement supérieur sans frontières, 2007, cité par S. Bhatia, A Comparative Analysis of Canada's Capacity for Supporting International Students and Researchers, 2008.

123 Plan d'immifration du Canada pour 2009.

124 S. Bond et al., Étoiles du Nord : Diplômés étrangers des établissements d'enseignement canadiens et main-d'œuvre nationale, Bureau canadien de l'éducation internationale, 2007.

125 S. Bond et al., Étoiles du Nord : Diplômés étrangers des établissements d'enseignement canadiens et main-d'œuvre nationale, Bureau canadien de l'éducation internationale, 2007.

126 L. Hawthorne, « Foreign Credential Recognition and Assessment: an Introduction », Canadian Issues, printemps 2007, p. 3.

127 Pour plus de détails sur ce programme, consulter les documents d'information de Citoyenneté et Immigration Canada.